Aller vers son avenir à travers chacune des expériences, lieux, rencontres passés…

Voilà comment avec l’aide du temps nous sommes allés à la rencontre de nous même, à la découverte de cette passion pour l’élaboration de concept, pour la fabrication d’objets, de lunettes, concrétiser les idées que l’on a en tête mais que l’on réalise vraiment lorsqu’elles nous font vibrer le cœur, en espérant que le travail des mains sera à la hauteur. Nous apprécions également la mécanique et l’ingénierie, sûrement parce qu’ils représentent à nos yeux l’art de mettre à l’œuvre les mains et la pensée en étroite collaboration.

Il y a aussi les matières que l’on affectionne, elles sont à la base des réalisations, elles nous transportent, on les considèrent comme les pages blanches d’un écrivain, c’est en projetant nos pensées sur elles qu’elles finissent par s’animer. Et quand, heureux, on réussit à parler leur langage, les matières s’apprivoisent doucement, accompagnent tous nos gestes, comme dans une danse à deux où il faut adopter le bon mouvement pour guider au mieux son partenaire et trouver l’harmonie! Le travail redondant de la main dans la matière, poncer, polir, toucher, retrancher, ajouter de l’esprit, puis à nouveau de la matière, devient soudain une exploration, une quête…

Pour découvrir certaines de ces choses, nous sommes allés vers des hommes qui nous ont tendus leurs mains. Ces mains n’étaient pas vides et abîmées comme certains peuvent le dire, mais au contraire elles étaient pleines de richesses, d’expériences, de bonté, de savoir et d’une multitude d’autres choses qu’ils nous ont partagé.

À l’heure où les richesses se mesurent en fonction de ce que l’on peut posséder et/ou consommer, il parait important de rappeler que la transmission est la manière la plus concrète de donner du potentiel aux générations futures, c’est la richesse réelle.

Ne pas confondre, transmettre un bien, et transmettre la manière de le fabriquer. L’artisan, l’artisan d’art est un passeur de culture, d’histoire, et de patrimoine, la transmission fait partie de son métier, pour le faire perdurer c’est à chacun d’y participer à son niveau (fabricant-acheteur- citoyen…)

Nous sommes nés tous les deux dans le sud-est de la France (Sandrine PASKUSZ-KOFFI et Thibaut RODDE), et comme beaucoup de personnes de nos jours nous avons étudiés, travaillés dans différentes villes et avec des personnes au profil variés. Étant autodidacte dans le domaine de la lunetterie, de l’artisanat, et de la mode nous avons appris à observer, expérimenter des techniques, des méthodes, des outils, des technologies, des matières, des cas de figures différents de productions, de distributions, de communication, de transmission à travers différentes activités de design, graphisme, web, photo, vidéo, la réalisation d’accessoires puis de lunettes.
D’avoir fondé la marque « Strange Froots » nous a fait gagner en lucidité sur les difficultés du marché mais aussi sur ses possibilités. (D’autres manières de se fournir en matières, matières nobles, recyclées, innovantes,...ponts entre différentes compétences mode/ ingénierie, techniques traditionnelles/ techniques contemporaines, impliquer le tissu social local...)

À l’heure de la disruption dans plusieurs domaines d’activités, nous pensons important de mettre à contribution, à notre petite échelle, ce parcours hétéroclite pour adapter notre manière de travailler à notre volonté de faire des réalisations qui ont du sens.
Nous pensons qu’au delà de la technique et de l’esthétique qui sont à la base de la mode, la vie, les gens en sont la mesure.
La création qui se plie à la gestion ou la gestion qui se plie à la création doit trouver un équilibre par l’humain et son environnement.
Cela amène à être plus raisonné sur les matières utilisées, la manière de les travailler, les quantités, la qualité, l’originalité, essayer de conserver la singularité des choses, la connaissance du territoire d’où ces matières sont extraites et donc respecter un peu plus ce qui nous entoure.
Un vêtement, un accessoire est fait pour être porté et doit donc être agréable, pratique pour accom- pagner différentes situations, mais il est aussi porté parfois pour évoquer ses racines, parfois pour transcender sa condition, il peut aussi être le résultat d’un savoir-faire ancestral.

On apprécie quand on ressent le vêtement, ou un accessoire comme « juste » , « juste » par rap- port à notre volonté intérieur et extérieur, c’est à dire comment on se sent dans notre corps avec ce vêtement, comment on souhaite se déplacer, bouger, illustrer son état d’esprit, se présenter face au monde mais aussi être fier de représenter la manière dont il a été fabriqué, les humains, la culture, le savoir-faire à l’origine de sa réalisation.
L’ intention majeur dans notre travail est d’essayer de développer des confections qui respectent les corps, les cultures et les territoires.

L’inspiration est variée, elle peut venir de la singularité de certaines matières, d’objets incongrus trouvés, de codes empruntés différents univers , la nature, la politique, l’architecture, l’Histoire ou la musique. «...Ce que l’on apprécie avant tout ce sont les contrastes ...Époques, formes, couleurs, matières, idées...».

À partir de 2010 nous avons commercialisé nos premières lunettes « Entrée de gamme » à verres ornementés.
C’était pour nous au départ un moyen, en tant que « graphiste » de pouvoir s’amuser avec les motifs apposés sur les verres, ce qui était à l’époque le prolongement de ce que l’on faisait sur des vêtements. Cela a permis d’être le support au partage de quelques idées. Il y a eu une forte demande pendant les festivals de musique de la part des festivaliers et des artistes, ce qui nous a dans un premier temps surpris puis dans un second temps, poussé à creuser l’idée. À cette époque nous dessinions et apposions les motifs nous mêmes mais nous ne fabriquions pas les montures.

Ensuite nous avons décidé de sortir une série limité de masque de ski avec une évolution sur la technique d’apposition des motifs sur les verres, laissant apparaitre un motif visible de l’extérieur mais qui n’obstrue pas la vue.

Nous avons fait quelques partenariats avec des sportifs reconnus qui ont partagé notre vision et qui nous ont permis de partager la leur.

C’est à partir de 2014 que nous avons changé notre approche. Nous avons pris la décision de fabriquer nous-même nos lunettes car nous recherchions d’autres types de formes, de matières, et sous-traiter nos productions ne nous permettait pas de sortir des sentiers battus, de maitriser les quantités, la qualité, certains délais….
Comme au départ nous avions peu de moyen nous cherchions des matériaux facilement accessibles à recycler, peu onéreux, avec quand même une certaine qualité, c’est pour cela que nous nous étions tournés d’abord vers le bois, plus précisément des lattes de lits en hêtre trouvées dans la rue.

En effet ce sont d’abord des lattes de lits en hêtre que l’on a utilisé pour concevoir nos premières lunettes, les lattes de lits étaient parfaites au niveau des dimensions, structure, résistance.
De plus cela nous a donné la possibilité de tester différentes formes, idées, sans trop s’inquièter du coût ou de l’approvisionnement de la matière.

Nous avons alors sorti en 2015 la collection de lunettes « Nuit blanche et gueule de bois » réalisée avec ces lattes de lit en hêtre que nous avons donc recyclées.

Par la suite, nous sommes allés plus loin dans le travail et la recherche du bois, explorer différentes essences, se confronter à chacunes de leurs caractéristiques …
Et nous avons continuer à collecter les matériaux et matières accessibles localement que nous pouvions intégrer à notre processus de fabrication et d’usinage en les catégorisant selon leurs spécificités techniques et leurs qualités esthétiques.
Le bois nous a habitué à sourcer, transformer, usiner notre propre matière première ce qui nous a aidé à acquerir de l’autonomie. Cela nous conduit à tendre vers une production raisonnée et favoriser les matières locales à notre petite échelle.

 

En 2016 nous avons sorti la collection de lunettes «  Hylé », réalisée avec des essences d’olivier, érable, if, etc…, combinés pour certains modèles avec du laiton ou du cuivre.
(Chutes de laiton et de cuivre issus d’atelier de maquettisme)

2017 Nous avons fait parti des 10 finalistes du festival International de la mode de l’ accessoire, et de photographie à Hyères, sous nos noms respectifs Thibaut Rodde et Sandrine Paskusz Koffi, en présentant la collection « Meta terranéen »

En 2019, nous avons pris la décision de séparer nos gammes en « gamme Atelier » et « gamme Exploration », car nous abordons différemment le travail dans ces deux gammes, dans les deux cas tous les modèles sont fabriqués au sein de notre atelier.

La gamme Exploration: Comme son nom l’indique, Exploration, est un espace pour creuser les idées, tester l’inhabituel. C’est une ligne de lunettes plus sophistiquées où l’on approfondi le concept, le jeu des formes et des matières.

La gamme Atelier: Pour cette gamme nous essayons de fabriquer des modèles plus accessibles au niveau du style et du prix, tout en conservant un travail raisonné sur les matières.
Nous mettons à profit le travail de recherches, formes, matières de la gamme Exploration pour essayer de décliner des modèles de lunettes plus abordables pour la gamme Atelier.

Nous avons souhaité modifier notre logo pour qu’il s’ajuste au mieux à l’évolution de la marque.
Voilà, en quelques lignes, l’explication sur notre intention concernant ce changement d’identité visuelle.

TYPOGRAPHIE
Le corps gras et la taille de la typographie STRANGE FROOTS montre qu’elle est solide, elle reste lisible mais par le trait elle passe au second plan.

la phrase »vue-vision-regard" est conservée, elle symbolise la CONTINUITÉ - la CONSTANCE de notre vision initiale

GRAPHISME

LeTrait symbolise- LA DEMARCHE, LE PARCOURS -LE CHEMINEMENT -LE SENS - LA TRACE - L’ÉVOLUTION - LA PERSPECTIVE - il est au premier plan car c’est important pour nous de lier cette notion à la marque.

Le trait est au centre du logo pour symboliser l’ÉQUILIBRE, LA POLARITÉ DES ÉLÉMENTS .

Le logo barré induit la présence de la main qui écrit, réfléchie et accepte ses erreurs… cela symbolise aussi mettre un terme aux choses, annuler.
Cependant afficher volontairement la rature, laisser la trace de son erreur signifie bien plus…
Barrer la forme pour amener du fond, cela exprime pour nous le fait de ne pas avoir peur de montrer que l’on se remette en question, une étape obligatoire à la construction, à l’évolution.

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